Je suis un poème et ma langue est morte
mes mots sont les pas des trompettistes qui
marche les rues de Bulbancha mes aortes
en béton séché mes lignes sont les vis
dans le bois ma seule strophe un générique
qui cascade à la fin du film d’horreur
comme la conure éteinte et chimérique
un psaume construit dans le creux du terreur
la fourmi impuissante marchée dessus
un haint un vampire un serpent se cachent
dans ta toilette entre vu et aperçu
ma gorge pourrit sous une prairie en gouache
je suis le seule qui sait le seule secret
on meurt d’abord ensuite on vit haret
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